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Manhattan, people and locations Short stories sur New York, les gens, les lieux. Vision new yorkaise d'un écrivain.

25 articles avec autres histoires

The angel, the girl, the fag and the wings.

Mary and Co
The angel, the girl, the fag and the wings.
The angel, the girl, the fag and the wings.

Il y avait un ange qui somnolait souvent dans le parc. Quelquefois, il m'échangeait ses ailes contre une cigarette. Puis, il s'allongeait sur le dos et contemplait le ciel. Puis, je m'envolais et contemplais Manhattan. - On est pas grand-chose, se disait-il à chaque fois. - On est pas grand-chose, me disais-je à chaque fois. New York, 1989.

Black street is (always) red.

Mary and Co
Black street is (always) red.
Black street is (always) red.

J'ai marché dans une rue noire. À cause d'une panne d'électricité de fin de monde ? Hé ! pourquoi pas ? Faut pas croire que ça n'arrive qu'une fois. Ou alors, tu ne vis pas ici. À part que cette fin du monde là, ne sera pas à craindre comme les autres, parce qu'on sera tellement fatigué, qu'on l'appellera de nos vœux. Mais on ne fait pas encore ça quand on est épuisé. On ferme seulement les yeux. Peut-être que c'est à cause de ça que la rue était noire. Ou parce qu'une race l'habitait en grand nombre. Bien que les rues noires aient souvent été rouges. Mettons. J'ai marché, les yeux clos, dans une...

La nécessité de la climatisation.

Mary and Co
La nécessité de la climatisation.
La nécessité de la climatisation.

Tout se barre dans l'espace. Nos respirations, nos essoufflements, nos gémissements. Tout se détache de nous et voyage librement. Pas comme nous. On doit se détacher de tout pour y parvenir. Comme c'est écrit, on devine que c'est impossible. De plus, on aime retenir. Tout ce qui se barre. C'est une malédiction. Les éléments microscopiques de nos passés, pitoyablement bloqués dans nos mains serrées et solitaires, à présent. Comme si ça suffisait. On fait ça parce qu'on ne se souvient de rien, à cause de la peine. On ne se souvient pas des climatiseurs qui mélangent l'air à nos fluides et balance...

Ok ?

Mary and Co
Ok ?
Ok ?

Elle est morte – C'est comme ça qu'elle est morte*. Transportant loin de nous les cœurs inanimés. Après c'est la routine. Il faut traiter les sacs de jours périmés comme du déchet toxique. Alors quoi ? on enterre, on enterre. Un truc qu'on sait faire. Mais voilà, cette fois-ci, nous sommes vivants (quelques-uns seulement) pour traverser les temps. Réjouissons-nous, car il a fallu plus que du courage pour y parvenir. Il a fallu croire à quelque chose de puissant. Cela même qui nous tue, comme…On sait tous comme quoi : D.I.E.U. Et Dieu ça fait rire personne. Ça détruit les cités mystiques et enflamme...

Plan de vols

Mary and Co
Plan de vols
Plan de vols

Je te jure que sans ça il n’y aurait pas de jours. Tu sais de quoi je parle. Des lettres lumineuses qui font des bruits d’insectes. Ailés, emprisonnés dans des tubes de verre. Ailés. À quoi ça sert, merde ! un avantage anatomique. Je te jure qu’à leur place, j’aurai foutu le camp. Et le ciel, on pourrait croire qu’il est intéressant. Mais on n’y tient pas debout. On regarde en bas et c’est là qu’on veut être, à tout prix, pour tout un tas de raisons. Même les dieux, si tu y penses. Pourtant la terre, quoi ?ça fait peur à plus d’un. À cause de ça, le jour naturel, du matin jusqu’au soir, dure moins...

Grand Central

Mary and Co
Grand Central
Grand Central

Personne, aujourd’hui, ne nettoie le ciel. Mais ça aurait pu se faire. C’est certainement prévu sur un planning, quelque part : nettoyage de la voûte céleste, de telle heure à telle heure. Avec le nom des agents de maintenance inscrit dans la marge. En vous attendant, je m’imagine en laveur d’étoiles. Sacré boulot !...Bon d’accord, c’est un mensonge ! Je ne vous attends pas. Je fais comme si. Vous savez, avec un gobelet de café dans la main sur lequel je souffle en surveillant l’horloge. Et aussi, j’égare des pas dans la salle prévue à cet effet. Vous n’arrivez jamais. Pourquoi le feriez-vous ?...

La mort ? Si vous le dites.

Mary and Co
La mort ? Si vous le dites.
La mort ? Si vous le dites.

La peine, la peine, la peine ! les larmes quittent le corps, rejoignent les flots mystiques où elles se fondent dans les vapeurs matinales. Sauf une. Deux en vérité qui deviennent les yeux de l’animal aimé. Des yeux trempés dans une âme limpide, couleur eau avec des reflets solaires et des traces sombres qui surnagent. Après, dans leur corps félin, ils vous suivent comme votre ombre. C’est ce que l’on aime croire. Nous les suivons, en fait, pour qu’ils nous sortent de l’ombre. Et ils y réussissent. Pas si dur pour eux. Quand leur lumière nous touche enfin, de manière définitive, ils vont attendre...

The day, the time, the circle, Virginia and Co.

Mary and Co
The day, the time, the circle, Virginia and Co.
The day, the time, the circle, Virginia and Co.

C’était un jour lumineux. Je commence souvent comme ça, j’installe le jour. Où poserions-nous nos yeux si je ne le faisais pas ? Vous étiez, ce jour-là, si triste, que j’aurais préféré un jour de pluie. De cette pluie qui dure depuis tant de jours qu’on ne croit plus aux extérieurs. De fait, les choses se passent ainsi : on se réfugie au Time Warner Center , boire un café dans cette librairie qui porte mon nom au pluriel : Borders . Non sans avoir, auparavant, feuilleté quelques Virginia Woolf et libéré de ses pages des mots insensés. Mais c’est impossible. Le Time Warner n’existait pas encore...

John Doe

Mary and Co
John Doe
John Doe

Allez! pénétrons les extérieurs. Enivrons-nous de la chaude haleine humaine d’avant le baiser et persuadons-nous que le temps est, dans la ville, un paria se nourrissant d’ordures trouvées dans les bennes des arrières cours, ne dormant que d’un œil sous les néons verdâtres d’un open 24 hrs. Allez ! croisons-le exprès et oublions notre humanité. Rions fort et brisons ses espoirs de seconde fortune, quand on en surprend un dans son regard à demi clos, tendu vers les pointes dorées. Recouvrons son corps maigre d’un carton supplémentaire en l’assurant que la lame glaciale de la nuit ne fait pas de...

Tentative d'apaisement.

Mary and Co
Tentative d'apaisement.
Tentative d'apaisement.

(Portrait tentant de la femme et de l’enfant Soulevé de l’obscur) Approche et écoute ta mère Parle-lui aussi du temps qu’il lui reste Et souffle ton amour Dans la grâce de son sourire Baise-lui la joue Et sauve-toi Avant qu’elle ne vienne avec toi

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