Manhattan, people and locations
La nuit n’existe pas quand on veut qu’elle existe
Ou
La nuit existe pour les affamés
La nuit noire solaire ondulant au dessus d’un taxi jaune
Si on veut
La nuit étendue sur une banquette douteuse à chercher sur un plan
Une rue dans une langue étrangère
De Manhattan
S’assurer de nouveau qu’aucune ne porte le nom d’un mort
Qui peut croire à ça
Sans en rire
Que les nombres rassurent
La nuit aveuglante de Manhattan n’existe pas si on veut qu’elle existe
Ou
Qui peut croire qu’une ville existe
Qui peut vouloir y dormir quand
Les êtres rampent sous les fenêtres double-vitrées
La nuit existe quand on veut qu’elle existe
Les yeux pas plus utiles que les pierres
Sauf lorsqu’on cherche à lapider
À obscurcir
À oublier
La nuit n’existe pas quand on veut qu’elle existe
Pour se souvenir d’un quartier de New York
Regarder sa main gesticuler dans l’air
Une chute de particules
Une chute de briques
La naissance des terrains vagues
(Les yeux ouverts
Le malheur)