Manhattan, people and locations

Chère Amie,

 

Je tente d’écrire quelque chose. Pour ne pas me laisser envahir. Je tiens ma main prête et attends que quelque chose en sorte. Comme si mes veines allaient s’ouvrir et répandre leur liquide coloré sur l’espace. Tout l’espace. Pour l’instant rongé par le malheur.

Je tente d’écrire quelque chose. Autre chose. Pour contourner l’autel qui s’impose malgré tout, nuit et jour. Je ne crois en rien dit-il. Je ne suis d’aucune religion. Je suis la table et le lit. La nappe et le linceul. J’appartiens à Dieu, sans mentir.  Et Dieu est grand par la faute de l’homme qui ne l’est pas. Dieu existe par la faute…et c’est terrible.

Je tente d’écrire quelque chose sur la lumière d’été qui jette du verre brisé sur l’océan et des voix paternelles sur les grèves. La voix de mon père que mon esprit peu attentif a déjà presque oublié. C’est comme ça. Il reste les adjectifs pour la décrire avec précision. Mais ça sonne creux. Il faudrait des falaises, des balcons élevés, des quais, des précipices où se pencher dangereusement pour l’entendre encore. Car c’est dans ces lieux que les voix vivent après. À l’affût d’un enfant inconséquent.

Je tente d’écrire quelque chose, mais sans y parvenir. Car il n’y a d’avenir dans aucune des heures que je traverse, comme le pensait mon père.

Ven 12 déc 2008 1 commentaire

"A ceux que j'aime et ceux qui m'aiment"

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,

 

Laissez-moi partir,

 

J’ai tellement de choses à faire et à voir

 

Ne pleurez pas en pensant à moi,

 

Soyez reconnaissants pour les belles années,

 

Je vous ai donné mon amitié,

 

Vous pouvez seulement deviner

 

Le bonheur que vous m’avez apporté.

 

Je vous remercie de l’amour que chacun m’avez démontré,

 

Maintenant, il est temps de voyager seul.

 

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.

 

La confiance vous apportera réconfort et consolation.

 

Nous serons séparés pour quelque temps.

 

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,

 

Je ne suis pas loin, et la vie continue...

 

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,

 

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,

 

Et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement

 

La douceur de l’amour que j’apporterai.

 

Et quand il sera temps pour vous de partir,

 

Je serai là pour vous accueillir.

 

Absent de mon corps, présent avec Dieu.

 

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,


je ne suis pas là, je ne dors pas


Je suis les mille vents qui soufflent

 

Je suis le scintillement 

 

des cristaux de neige,

 

Je suis la lumière que traverse

 

les champs de blé,

 

Je suis la douce pluie d’automne,

 

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,

 

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit,

 

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,

 

Je ne suis pas là,

 

Je ne suis pas mort

Frédérique - le 14/12/2008 à 09h46