Les Demoiselles de NYC

Les demoiselles de New York 

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Lá Fhéile Pádraig

Samedi 18 mars 2006 6 18 /03 /2006 20:34
 
Il sortit du Triple Crown en hurlant et à reculons. Sa chemise blanche tachée de bière verte.
- Saloperie d’irlandais !
L’injure venait de l’intérieur du pub.
Il leva le poing en direction de la voix et lança un uppercut dans l’air, puis un autre dans la porte. Et alors qu’il se frotta la main après le premier coup, il ne sentit aucune douleur lors du second. Il resta debout un moment sur la terrasse, le regard vide. Puis il enfila son Barbour et fut écoeuré par l’odeur forte qu’il dégageait. D’habitude, elle le rassurait plutôt. Le Mélange de l’huile, du tabac, de la transpiration, de la bière, ça le résumait plutôt bien. Une saloperie d’irlandais, fumeur, buveur, trimeur, dans un trench du Galloway.
L’Emeraude, les serpents, quelques mots de gaëlique, Dublin, le vent, les vents, le prix de la traversée et les noms imprimés dans la chair. Talbot, Olligan, Mac Whannel, Fanagan, Owen, Yeats, O’Déorain, Mac farson, Teegan, Magaulay, Mac Elholn… Une putain de légende. Éireann go brách !
Il aspira l’air new-yorkais, se gorgea les poumons d’une bouffée toxique pour se débarrasser de ces clichés. Il buvait de la même façon, rapidement, avec force, pour se saouler. Même après ça, il se sentait encore irlandais.
C’était cette façon d’aborder chaque heure de sa vie, la tête la première, comme s’il allait foutre un coup de boule, qui ne trompait pas. C’était un mystère. Il n’avait jamais posé les pieds sur l’ile verte, pas une seule fois. Il n’avait jamais été plus loin que le Queen’s.
Il retourna dans le pub et Manhattan disparut totalement, comme à chaque fois.
 
 
New York, 1989.
Par Mary and Co - Publié dans : Lá Fhéile Pádraig
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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /2007 10:30
 
Ça avait explosé tout près. Mon chat qui dormait sous la table basse, s'est assommé en sursautant.  Après ça, il n'a plus mis le nez dehors ou alors en rampant et en s'assurant quarante fois de suite que j'avais pas refermé la porte derrière lui.
Et encore un chat, ça ne comprend pas les conséquences d'une explosion. Enfin, ça l'a pas arrangé quand même. Mais bon, avec le temps, il a réglé le problème des sorties. Il était tombé raide dingue d'une bouteille de Daniel's vide, qui traînait là depuis le printemps. Il la niquait pendant les infos du soir. Je n'osais pas lui dire que Jack était un mec, j'avais peur de le dézinguer un peu plus.
Pendant que les ambulances et les voitures de flics passaient, je lui ai mis de la glace sur la tête et ouvert une boîte de thon. Ses yeux étaient dilatés et il n'a rien pu avaler. Je me tapais le thon en imaginant que manger la chair du poisson, me donnerait des sensations aquatiques. C'é tait à cause de l'explosion. Après, j'ai regardé la boîte vide et j'ai eu de la peine. Pour le thon, qui n'habitait plus nulle part, pour mon chat, pour les apparts vides, avec des armoires pleines de fringues parfumées, de flacons de shampoing à moitié pleins et de bouffe entamée dans le frigo.
Plus tard, une femme s'est mise à gueuler dans la rue. Après avoir attrapé le greffier qui s'était endormi sur ma cuisse, j'ai bouché ses oreilles et j'ai regardé par la fenêtre. Je la connaissais. Mary Lurgan. La plus belle fille de Belfast. Un sacré problème. Autrefois, on se saoulait deux fois plus, par sa faute. Il suffisait qu'on croise nos grosses mains de paysans, tout juste habitués aux rues numérotées, pour savoir qu'aucun de nous ne l'aurait jamais.  À cause de ça, elle avait eu moins de mecs que Margo Ryan, qui en avait eu deux. Moi y compris.
Trois ans avant l'explosion, Elle m'avait pourtant demandé de l'épouser. Un truc avec son horloge biologique qu'elle devait régler vite fait. J'ai hésité. Elle était propriétaire de sa maison dans E…Street, ça aurait eu ses avantages, vu le peu de fric que je me faisais à l'époque. Mais j'ai quand même refusé. Alors, elle a été voir les autres.  Et ce crétin de Cole Parish a accepté. Pour ma part, j'ai regretté ma décision chaque jour de la semaine, jusqu'à aujourd'hui. C'est ce con qui était parti en fumée. Je me suis dit qu'il aurait beau courir vite, pour aller se planquer dans ce foutu paradis, le diable rattrapait toujours les damnés.
 
Par Mary and Co - Publié dans : Lá Fhéile Pádraig
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /2008 16:53

undefined Il y avait sous les terres d'Irlande, au plus près du noyau terrestre, une pierre rouge. Un cœur de pierre. Et le feu tellurique, augurant de sa malédiction, tenta bien de le réduire en cendres, mais ce fut en vain. Il en appela alors à Dieu pour l'aider dans son ouvrage. Las, celui-ci détourna le regard.  C'est ainsi que pénétra dans l'âme des Irlandais une mélancolie qui ne les quitta plus. Et bien que leur foi ne faillit pas, ils n'en tirèrent pas moins la leçon. Dès lors, ils agirent par eux-mêmes et ne recoururent à la prière que lorsque toute action humaine avait échoué. C'est ainsi que le courage pénétra dans l'âme des Irlandais. 
Mais laissons cela. Au fil du temps, la pierre remonta près de la surface. Son incandescence assécha les rivières souterraines et rongea les sols. Les famines succédèrent aux famines et les envahisseurs furent nombreux à profiter de la faiblesse de tout un peuple. On en vint à penser que le Diable était de retour et l'on dépêcha des hommes aux quatre points cardinaux, afin qu'ils rapportent des nouvelles. Mais ils revinrent ignorants. 
- Le Malin ? leur lançait-on aux portes des fermes, ce sont les anglais qui affament nos enfants !

On en vint à douter des conteurs qui narraient depuis des siècles, avec force de détails, la victoire de Paddy sur le Prince des Ténèbres. On les somma de se taire et ils s’exilèrent loin des villages et des hameaux où ils n’étaient plus les bienvenus. Les Légendes quittèrent l’Irlande et le silence envahit l’âme des irlandais.
Mais laissons cela. Au fil du temps, la pierre remonta à la surface et s’exposa aux yeux de tous. Soumise aux trombes, soumise aux vents, elle s’éteignit enfin. Elle devint grise, se veina d’ocre et se confondit bientôt avec toutes celles qui parsemaient le champ rocailleux. Le Malheur qui s’abattait sur l’île depuis de longues années, se souvint soudain que le monde était vaste et qu’il était bon pour le moral de changer de contrée. Il pria ses Calamités de faire leurs bagages, et partit pour le continent africain.
Mais laissons cela. Au fil du temps, les Légendes revinrent en Irlande et sommèrent les conteurs d’aller frapper aux portes des maisons, comme ils le faisaient jadis, afin de répandre à nouveau l’imagination dans l’âme Irlandaise.  Les conteurs s’exécutèrent.
Il était une fois, disaient-ils à leurs auditoires, en chuchotant près des âtres crépitants, l’histoire de la pierre rouge, du cœur de pierre, le cœur du Diable. Car le Diable possédât un cœur, n’en doutez pas. Et alors même que Dieu hésita à l’en priver, Paddy le lui arracha de la poitrine lors du terrible combat qui les opposa. Mais loin d’ôter la vie au démon, comme il l’espérait, il lui offrit l’immortalité. Une immortalité consacrée au mal, au chaos, à la destruction. Et l’Irlande paya cher le mauvais jugement du Saint, car en lieu de son propre coeur, Dieu y plaça l’organe de l’ange déchu. Souffrant de la brûlure maudite, elle n’eut de cesse que de l’expulser de ses entrailles. Elle y parvint, comme on le sait, et le cœur gît dorénavant dans les sillons de nos champs, sous le lit de nos rivières, sous les fondations de nos maisons. Nous autres, Irlandais, devons craindre, chaque jour, qu’il ne se réveille. Et parce que nous agissons toujours pour le bien, afin de ne pas tenter le Diable, l’erreur de Paddy n’en fut pas une.
Par Mary and Co - Publié dans : Lá Fhéile Pádraig
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /2009 18:48

On raconte que les conteurs d’Irlande ne sont humains que pour moitié et que l’autre peut tout aussi bien appartenir  à Dieu, au Diable, au vent, à l’air, à la pierre… Qui le sait ? Une moitié mystérieuse qui en fait des êtres à part et fous sans aucun doute. Car la folie se loge aisément dans les moitiés mystérieuses.  Leurs voix est grave et profonde et il se dégage d’eux une odeur d’âtre à cause du temps qu’ils passent devant les cheminées de ferme.  Leurs mains sont larges, et quand elles se déplacent dans l’air, leur mouvement devient  l’objet qui illustre le conte. Une arme, un serpent, un navire et son équipage, un violon, un cheval. Des blagues à tabac trainent au fond de leur manteau humide que les enfants empruntent lors des veillées dans l’espoir qu’elles abritent la légendaire Muse du conteur. Plus tard, assis sur une pierre plate qui surplombe l’océan ou la prairie, ils disposeront le tabac dans des rouleaux de papier qu’ils fumeront en fermant les yeux.  Lorsque l’un d’eux se mettra à parler, tous se tourneront vers lui avidement. Mais pas un conte ne sortira de sa bouche et ils écraseront leur maigre mégot contre la roche, en le maudissant de n’héberger aucune muse. L’idée viendra à l’un d’eux que peut-être elle se dissimule dans le Poitín. 

Dieu préserve quiconque d’aller quérir dans les vapeurs d’alcool du Poitín l’inspiration. Car bien qu’elle y soit à son aise, il est plus que dangereux de l’en déloger et de la laisser dépasser les frontières  des  lèvres d’un conteur. De fait, aucun ne s’y risque depuis que le meilleur d’entre eux le paya de sa vie. Celui qui jusqu’à l’heure de sa mort se nommait Baile O’Cahan.

Ce soir là, Baile œuvrait dans le Comté d’Antrim. Il avait décidé de narrer la légende locale de la Chaussée des Géants qui plaisait à tous. Afin de s’éclaircir la gorge,  il trempa ses lèvres dans un verre de Poitín que lui avait apporté son hôte.

Il était une fois, commença-t-il.  Sa voix tremblante surprit son auditoire. Il était une fois, répéta-t-il, l’histoire de Molly Callaghan. Ces mots, ainsi que tous ceux qui suivirent,  sortirent de sa bouche sans qu’il l’ait désiré et sans plus de tremblement. Son timbre même avait plus d’assurance que jamais et ceux de l’assistance qui le connaissait en furent d’abord satisfaits puis quelque peu inquiets lorsque le conte se déroula.

On  découvrit Molly Callaghan sur la grève un lendemain de tempête. Le nourrisson gisait  au milieu d’algues emmêlées, de bois flottés et de cadavres de méduses. Il s’avéra qu’il était dépourvu de jambes et personne dans le village ne voulut s’encombrer d’un tel fardeau. Lors d’un conseil exceptionnel, on décida de le placer d’office chez les Callaghan qui se remettaient mal de la perte de leur unique fils et qui avaient la réputation de ne jamais contredire leurs ainés.  

La fillette était plus solide que ne le laissait supposer son apparence. Quelques années plus tard,  il n’était pas rare de la croiser sur la lande, ou sur la grève où elle passait de longues heures à scruter l’horizon. Avec le temps, les légendes la concernant s’accumulèrent. Elles étaient bientôt si nombreuses et farfelues que plus personne n’osa approcher Molly, de peur que l’une d’elles s’avéra être exacte. La seule vue de l’enfant rampant le long d’un chemin, ou se faisant conduire dans cette étrange carriole que lui avait fabriqué son père, entrainait d’angoissantes superstitions et les villageois perdaient un temps précieux en prières et incantations afin d’éloigner le mal. Car en fin de compte, toutes leurs légendes  faisaient de Molly Callaghan la fille du Malin.

Lorsqu’elle eut atteint ses huit ans, on l’avait déjà rendu responsable de dix-sept naufrages, de trois mauvaises récoltes, de nombreuses fausses couches, de morts inexpliquées, et d’une épidémie de grippe. Elle ne réapparut plus au village et se promenait  sur la lande à la nuit tombée en compagnie de son père.

Cela ne suffit pas à éteindre le feu qui couvait dans l’âme des villageois. Une famine s’annonçait, car les saisons s’étaient inversées et les champs ne donnaient que de la poussière. Il fallait que ça cesse. Que le Diable récupère sa progéniture. On sonna l’hallali.

Quand les villageois les plus hostiles arrivèrent devant la demeure des Callaghan, c’est Molly en personne qui leur ouvrit. Debout sur ses deux jambes. Des jambes qu’elle semblait posséder depuis toujours. Elle leur sourit largement  et les pria d’entrer. Ils s’exécutèrent en silence et lorsque tous eurent pénétré dans l’unique pièce, l’enfant demanda à son père ainsi qu’à sa mère de sortir et referma la porte sur les villageois médusés. Et croyez-le ou non, cette bâtisse de pierre s’embrasa comme si elle n’était bâtie que de paille.

Molly et ses parents coururent  jusqu’à ce que la ligne maritime mette fin à leur course. C’était l’heure de la séparation.

-          Je n’ai pas mis le feu, dit l’enfant à son père qui s'était accroupi auprès d'elle.

-          Je sais, lui répondit-il. Tout comme je sais que tu n’as pas de jambes.  

-          Il le portait en eux, poursuivit-elle sans relever.

-          Je sais. Tout comme tu les portes en toi.

Après de douloureuses étreintes d’adieu,  Molly pénétra dans l’océan,  écartant  l’onde  avec ses genoux, ses cuisses, son torse, puis ses épaules, jusqu’à être entièrement engloutie. Mais il n’est pas sûr qu’elle cessât de marcher, car c’était là son élément.

Lorsque le conte fut achevé, Baile O’Cahan se tût définitivement. Car la Muse du Poitín en avait fini avec lui. Et c’est ainsi que depuis toujours elle agissait, afin que l’histoire qu’elle narrait par la bouche du conteur disparaisse à jamais.

Par Ann F Border - Publié dans : Lá Fhéile Pádraig - Communauté : New York City Art
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /2010 20:05
saint-patrick-web.jpgIl était une fois sur les terres d’Irlande, dans le comté de Monaghan, un homme du nom de Foley McGoohan, fils de Ferell McGoohan et de Morgen Collee. Sa laideur était telle que nul ne songeait qu’elle put être fortuite. Et comme les êtres pensent avec leurs yeux et non avec leurs âmes, et comme leurs yeux ne percent pas les âmes, ils jetèrent sur lui l’opprobre. Les nuits devinrent ses jours. Les jours devinrent ses nuits. Et lorsqu’on s’attardait le soir tombé dans la lande, on priait pour ne pas le croiser. Et lorsque cela se produisait, on perdait le sommeil à force de frayeur.

Une nuit, ses pas menèrent Foley devant la demeure de Meallán Callaghan, le conteur. On le disait mourant. On disait que lorsque la mort pétrifierait ses lèvres, ses contes disparaitraient à jamais.  Les hommes s’étaient pourtant pressés à son chevet, car le métier de conteur en séduisait plus d’un. Mais il n’en trouva parmi eux aucun qui fut digne de lui succéder.

Foley allait passer son chemin quand la porte s’ouvrit. Une vieille l’invita à entrer. Sedna Callaghan. Il hésita, mais l’insistance joyeuse de la femme le convainc.  Elle attrapa sa main et le mena silencieusement vers la chambre de Meallán. Elle poussa une chaise près du lit et sortit de la pièce.

Foley McGoohan s’assit près du conteur qui se tourna vers lui et l’observa longuement. Par longuement entendez de longues heures. Le jeune homme baissa la tête pour ne pas exposer son visage disgracieux. Mais Meallán mit le poing sous son menton et l’obligea à la relever. Les minutes passant, Foley oublia sa laideur. Il releva la nuque et se prêta à l’observation insistante avec un certain plaisir. À la vérité, c’est son âme que Meallán Callaghan scrutait. Et parce qu’il vit en elle la vivacité, la noblesse et la clarté des conteurs, il en fit son héritier. Durant dix-sept jours, il lui conta les mille histoires que renfermait sa mémoire. Et quand son trésor eut changé de cassette, il s’éteignit à l’aube d’un jour dont il n’avait plus que faire. Sedna scella alors ses lèvres et raccompagna Foley à la porte. Il hésitait à la franchir. Elle l’assura que plus rien ne subsistait du passé. Mort, aussi mort que Meallán Callaghan. Il était à présent le conteur du Comté de Monaghan et nul ne songerait à attenter aux jours d’un homme de telle importance. Elle se fourvoyait, bien sûr, comme on se fourvoie toujours sur les intentions humaines.

Foley McGoohan emprunta le chemin qui descendait au village. Fort des paroles de Sedna, il marchait d’un pas assuré, le visage découvert. Il portait le manteau du conteur mais cela ne le sauva pas.  Les premiers hommes qui croisèrent son chemin le rouèrent de coup et l’abandonnèrent gisant sur la lande, afin qu’il apprenne que le jour n’était pas son domaine. Il ne mourut pas. Mais son héritage s’échappa par le filet de sang qui coulait de sa tempe et se déposa sur le sol irlandais. Le vent nocturne des tempêtes lui ravit les mille contes hérités de Meallán Callaghan. Dès lors, Foley McGoohan erra dans la lande balayée par les souffles puissants pour reprendre son bien. On dit qu’il erre encore, car son âme brisée n’offre guère un abri sûr à son héritage. Et le vent, qui se plait en conteur, le déloge encore et toujours. Tant qu’il en sera ainsi, aucun habitant du Comté de Monaghan ne passera de nuit sereine, car le silence et l’ennui hantent leur demeure.

Ce que je sais, c’est qu’il y a peu de chance qu’un homme, aussi laid soit-il, impressionne le vent. Peu de chance qu’une âme brisée trouve la guérison. Peu de chance que le jour devienne le domaine de Foley McGoohan.

Par Ann F Border - Publié dans : Lá Fhéile Pádraig - Communauté : New York City Art
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