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Manhattan, people and locations Short stories sur New York, les gens, les lieux. Vision new yorkaise d'un écrivain.

Le conte de l'écureuil et du cadavre qui voulait l'assassiner

Mary and Co
Il était une fois un écureuil new-yorkais qui vit mourir un homme, juste là, à ses pattes. On ne meurt pas, dans Central Park, de mort naturelle. Ou alors de crise cardiaque, mais ce n'est pas naturel quand même. C'est à cause des magazines. Il y a des humains qui pensent pouvoir ressembler à des photos retouchées. Pas de rides, pas de graisse et une lueur diffuse de 50 pour cent. Pour y arriver, ils courent durant des heures, avec The White Stripes à fond dans leur iPod. Voilà ce qui se passe : leur cœur, qui ne s'entend plus battre, s'arrête un moment pour s'écouter repartir et il ne repart pas. Ben oui. Le truc, c'est que les cœurs pensent être à l'origine du mouvement perpétuel.
Non. Cet homme-là, il avait un trou sur sa chemise. Pas naturelle, mais classique comme mort. Une balle en plein cœur.
L'écureuil n'en fut pas affecté. Il ne le connaissait pas. Seulement, il s'était effondré pile sur sa réserve de bouffe. Et il était, quoi ? une heure du matin. Aucune chance qu'un habitué passe et lui balance un reste de pretzel. Il n'y avait qu'à espérer qu'un flic ramène sa casquette à huit pointes dans ce coin-là. Sinon, c'était la famine assurée, les crampes à l'estomac, les étourdissements, les faiblesses musculaires. Une mort affreuse ! Tout ça à cause de l'autre, là. Oui, c'est ça, fait celui qui entend pas !

Commentaires

nina 06/02/2007 11:25

j'ai vu cet animal à central park!!!!