Dimanche 3 septembre 2006
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La peine, la peine, la peine ! les larmes quittent le corps, rejoignent les flots mystiques où elles se fondent dans les vapeurs matinales. Sauf une. Deux en vérité qui deviennent les yeux de l’animal aimé. Des yeux trempés dans une âme limpide, couleur eau avec des reflets solaires et des traces sombres qui surnagent. Après, dans leur corps félin, ils vous suivent comme votre ombre. C’est ce que l’on aime croire. Nous les suivons, en fait, pour qu’ils nous sortent de l’ombre. Et ils y réussissent. Pas si dur pour eux.
Quand leur lumière nous touche enfin, de manière définitive, ils vont attendre la rivière, car la rivière se déplace pour eux et ils disparaissent de nos jours d’après. Mais pas vraiment.
Les gens comme moi savent qu’ils vont partir avant qu’ils ne s’en aillent. Mais quand ils partent, quand même, c’est insupportable.
La mort ? Si vous le dites, nous lancent-ils, avant de filer vers d’autres desseins.
A Lola.
Par Mary and Co
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Publié dans : Autres histoires
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