Lundi 17 juillet 2006
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Chère Amie,
Une fois de plus, l’Hudson fait un bruit de mer. Celle-là même que je nomme Atlantique où que je sois.
Je jurerai l’entendre s’infiltrer sans la confondre avec la rivière.
Cette mer éternelle, qui dirige ses flots vers nos Artères. Qui a tant de fois dirigé les peuples hors de leurs terres, les esclaves
vers nos terres. Dangereuse et magistrale comme la cité qu’elle gifle.
Vous souvenez-vous des horizons catastrophiques, liés au ciel par une incertaine ligne d’atteinte que nous regardions, autrefois, les
yeux plissés, que nous ne regardons plus, à présent que nous sommes du bon côté de l’océan ?
Je m’étonne de parfois songer à vous en mots maritimes.
Ainsi, vous occupez mes pensées en termes de magie. Car, à vrai dire, je n’attends de l’horizon que le mirage.
Ainsi, je voyage vers vous, avec le désir d’atteindre ce qui s’éloigne de fait.
(Ainsi, l’esclave se libère de savoir ce que j’ignore.
Encore faudrait-il que cela me pèse.)
Ce que vous dites