CHRONIQUES NEW YORKAISES
Ce n’est rien. C’est New York. Le jour à peine levé toute la journée. De la poudre (y a qu’à se baisser) aux yeux de ceux qui s’allongent dans les rectangles saisonniers.
Le torse dénudé, souriants à cause du soleil imaginé. On s’égare si on s’en éloigne parce que tout s’effondre au fur et à mesure. Allongés, frissonnants. Ce n’est rien, c’est New York. Si l’air
passe, les bruits passent au travers des pièces mal entretenues. Dehors n’est pas pire. On peut enfin espérer n’être rien pour de bon. Frissonnants sous le soleil des rêves. Jaune vif avec des
rayons descendants jusque sur les visages maternels. Leur taillant une cicatrice joyeuse. Une affreuse déformation de gaité. Un affreux rire mérité. Ce n’est rien. Ce n’est pas pire que d’être
aimer par tous. Ce n’est rien, c’est New York. Dilués dans les chairs comme un sang universel, ce n’est pas pire que de ne ressembler qu’à soi.
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