Lundi 16 janvier 2006
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Le dragon aux mille cœurs humains expulse son sang dans les artères parfumées et les arrière-boutiques besogneuses où le rythme s’accélère à cause de l’opium. Pas plus qu’ailleurs les corps ne s’élèvent, mais sont soulevés par la soustraction passagère de leur douleur. La légèreté est le poids dissimulé par la chimie.
Je marche en imitant ton genre de pas et s’il n’y avait que mon désir, les animaux mythiques n’auraient pas connu la cendre précocement, ni les récipients de verre. Le sale amour, dit-on, se nourrit de la mort. Pour une fois qu’il m’est donné de rire et d'échapper aux addictions misérables.
Puis le jour se repose de la nuit qui fut, du chien jusqu’au loup, entièrement éclairée par les flammes imprévisibles des lampes de papier. J’attends le vent et qu’il renverse tout.
Chinatown, 1989.
Par Mary and Co
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Publié dans : Yesterday is here
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