Samedi 12 janvier 2008
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Chère Amie,
Les saisons nous obligent, et c'est ce que l'on aime, à la laideur parfois. Au repli sur soi. Pour ma part, je n'existe alors qu'au
travers d'une âme douloureuse qui ne ressemble à rien et j'évoque les lumières anciennes. Chaudes ou bien glaciales. Pas plus tard qu'hier, me dis-je, les choses étaient différentes. Les lumières
crues découpaient mieux les contours.
Et dans la solitude hivernale ou estivale, j'aime à penser, quelquefois, que notre cité est la solution. Je sais, vous
savez, que c'est faux, que New York se plie. On y meurt de froid, ou privé d'air par les canicules, avant d'y mourir de faim. Ici, les saisons ne sont pas prises au piège d'une humanité triste.
Mais le contraire est vrai. Je ne m'en réjouis pas. je me plie aussi et j'attends les meilleurs augures sans impatience. Dans cette ville, j'ai appris à tout aimer. Du moins, à ne rien haïr.
Et je vous dois cela.
Rappelez-vous. Avec force, vous m'avez pris la main et mené vers ce que beaucoup nomment l'enfer et l'homme vivait là, pas plus mal
qu'ailleurs. Vous saviez que je vivrais là mieux qu'ailleurs, car je ne pourrai plus m'y mentir.
Par Mary and Co
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Publié dans : Amie
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