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Manhattan, people and locations Short stories sur New York, les gens, les lieux. Vision new yorkaise d'un écrivain.

Le conte de Malloney Dickson, d'Abigail Cordell et de l'oiseau mort qui cessa de mourir

Ann F Border
Le conte de Malloney Dickson, d'Abigail Cordell et de l'oiseau mort qui cessa de mourir
Le conte de Malloney Dickson, d'Abigail Cordell et de l'oiseau mort qui cessa de mourir

Il était une fois l’histoire vraie, si l’on y croit, de Malloney Dickson, d’Abigail Cordell et de Walt l’oiseau mort (aussi mort qu’on peut l’être) qui cessa de mourir parce qu’il y a des choses plus importantes à faire parfois. Malloney Dickson n’était pas le genre d’homme à se laisser aller aux effusions. Il se mit pourtant à pleurer lorsqu'il attrapa l’oiseau qui gisait sur la terre du Mall. Un moineau sans doute. Et il pleura jusqu’à ce que son corps glacé ne le bouleverse plus. Après quoi, ce n’était plus une bête morte qu’il tenait dans sa main, mais un compagnon. Il lui trouverait un endroit...

Speed Dating in New York City - Vera et l'homme

Ann F Border
Speed Dating in New York City - Vera et l'homme
Speed Dating in New York City - Vera et l'homme

Tintement de cloche. L’homme s’assoit maladroitement, se relève et s’assoit de nouveau, mais sans s’installer vraiment. - Vera, se présente la fille. L’homme murmure un nom qu’elle ne comprend pas. Elle jugerait qu’il l’a fait exprès. - Je crois que je ne peux pas, dit-il. Je ne peux pas me contenter de boire un verre en votre compagnie, et faire comme si je ne savais pas ce qui se passe derrière les os de votre crâne. Je ne peux pas me contenter de votre apparence, alors que votre âme se déchaine. C’est comme si il y avait une autre planète, juste ici, qui m’est inaccessible. La fille soulève...

Jusqu'à ce qu'on l'ait perdu

Ann F Border
Jusqu'à ce qu'on l'ait perdu
Jusqu'à ce qu'on l'ait perdu

Chère Amie, New York possède aujourd’hui sa lumière dorée. Celle qui coule le long des façades, du mobilier urbain et des végétaux et qui s’aplatit en flaque sur le sol. C’est le matin. Quelque chose va arriver. Rien de dramatique. Presque rien. Une rencontre, la découverte d’un livre, un chant reconnu qui sort d’une porte entrouverte, un animal sauvage traversant une allée du parc. Des visages. De nombreux visages que je prendrai le temps d’observer. (Il faut que vous m’imaginiez parcourant la ville à une vitesse anormale.) Je n’ai durant un moment que des pensées sereines. Car aucunes ne sont...