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Manhattan, people and locations Short stories sur New York, les gens, les lieux. Vision new yorkaise d'un écrivain.

Lá Fhéile Pádraig. Le conte de la nuit, domaine de Foley McGoohan

Ann F Border
Lá Fhéile Pádraig. Le conte de la nuit, domaine de Foley McGoohan
Lá Fhéile Pádraig. Le conte de la nuit, domaine de Foley McGoohan

Il était une fois sur les terres d’Irlande, dans le comté de Monaghan, un homme du nom de Foley McGoohan, fils de Ferell McGoohan et de Morgen Collee. Sa laideur était telle que nul ne songeait qu’elle put être fortuite. Et comme les êtres pensent avec leurs yeux et non avec leurs âmes, et comme leurs yeux ne percent pas les âmes, ils jetèrent sur lui l’opprobre. Les nuits devinrent ses jours. Les jours devinrent ses nuits. Et lorsqu’on s’attardait le soir tombé dans la lande, on priait pour ne pas le croiser. Et lorsque cela se produisait, on perdait le sommeil à force de frayeur. Une nuit, ses...

Speed Dating in New York City - Peter Bloomberg

Ann F Border
Speed Dating in New York City - Peter Bloomberg
Speed Dating in New York City - Peter Bloomberg

Tintement de cloche. La femme vient s’assoir à la table de Peter Bloomberg. Elle est souriante et semble impatiente de faire sa connaissance. Ça s’annonce plutôt bien. - Peter Bloomberg, enchanté. - Helena Schmitt. Que faites-vous dans la vie, Peter Bloomberg ? - je suis serveur au Starbucks de la 42e. - Vous êtes serveur ? - Oui. - Vous portez un costume à 15oo dollars et vous êtes serveur sur la 42e … - je l’ai loué pour la soirée. - Vous l’avez loué pour la soirée… - Vous allez répéter tout ce que je dis ? - C’est l’effet de surprise. Je ne m’attendais pas à ça en vous voyant. - À ça quoi ?...

Une révolution

Ann F Border
Une révolution
Une révolution

Je posais la bouteille sur la table. Otis était assis sur le lit, le dos vouté. Il ne me salua pas, mais me montra la chaise d’un coup de menton comme il le faisait toujours. Le pistolet ou le revolver, je ne savais toujours pas les différencier malgré les leçons de mon père, reposait sur sa cuisse, près de l’aine. Il tenait le canon à pleine main, comme on peut tenir son pénis. Après un moment de flottement, je m’asseyais finalement près de lui. Côté crosse. Le sommier fit un bruit qui me déprima. Ce son était celui qui, à mon sens, définissait le mieux la misère, et je ne le supportais pas. Il...