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Manhattan, people and locations Short stories sur New York, les gens, les lieux. Vision new yorkaise d'un écrivain.

Underground

Mary and Co
Underground
Underground

Allez quoi, file-moi de cette bonne vieille came ! Tu sais de quoi je parle. De celle qui éclaircit mon esprit brouillé par ce bon vieux whiskey. Celle qui remonte la rivière jusqu’aux quartiers chauds. Celle qui m’évite de voir que la chair juste née, qui arpente là-bas, prie déjà pour crever. Celle qui me fait apercevoir Dieu dans les églises et ma mère au coin de la rue. Chipote pas pour le blé ! C’est pas la saison. Je te paierai quand le soleil aura d’autres ambitions que de chauffer les richards derrière les vitrines. Au printemps, pourquoi pas. J’aurai des graines plein les poches. T’auras...

An ordinary day

Mary and Co
An ordinary day
An ordinary day

A l’aube du troisième jour de juin, j’accompagnais un ami à la gare centrale. Sur le quai glacial à cause d’une saison déplorable, un silence gênant s’installa entre nous. Pour le briser, et parce que cette pensée lui vint à l’esprit à ce moment précis, il me dit que les jours qui se déplacent ne sont pas ordinaires. Une fumée translucide s’échappa de sa bouche en même temps qu’il parlait. Ses mots se consumaient comme le combustible d’une machine de transport. Je ne tenais pas à ce que ça m’arrive, alors je ne répondis rien. Après son départ, face à l’horloge aux quatre cadrans de la salle des...

Première invention New yorkaise

Mary and Co
Première invention New yorkaise
Première invention New yorkaise

Une lueur blanche envahit mes surfaces pensantes. Doublement aveugle, car voyant doublement, je palpe les murs autour et quand vient la brique, je me souviens de l’enfance et des villes traversées où, brune ou rouge, elle signifiait le répit. Une heure à peine, parfois. Du temps pour une amie. Un mot d’elle et le jour se diluait déjà dans les lumières filantes aperçues par le pare-brise arrière, jusqu’à ce qu’apparaissent les angoissantes frontières obscures et que la ville meurt. En m’endormant sur les genoux de ma sœur, je songeais à une cité naturelle qui s’érigeait dans les zones monotones...