Les Demoiselles de NYC

Les demoiselles de New York 

LOGO FCC chroniques 

Hodgepodge

cs-bk-120x60 

 

 

Paperblog
Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /2008 17:39
Chère Amie,
 
Les saisons nous obligent, et c'est ce que l'on aime, à la laideur parfois. Au repli sur soi. Pour ma part, je n'existe alors qu'au travers d'une âme douloureuse qui ne ressemble à rien et j'évoque les lumières anciennes. Chaudes ou bien glaciales. Pas plus tard qu'hier, me dis-je, les choses étaient différentes. Les lumières crues découpaient mieux les contours.
undefined
Et dans la solitude hivernale ou estivale, j'aime à penser, quelquefois, que notre cité est la solution. Je sais, vous savez, que c'est faux, que New York se plie. On y meurt de froid, ou privé d'air par les canicules, avant d'y mourir de faim. Ici, les saisons ne sont pas prises au piège d'une humanité triste. Mais le contraire est vrai. Je ne m'en réjouis pas. je me plie aussi et j'attends les meilleurs augures sans impatience. Dans cette ville, j'ai appris à tout aimer. Du moins, à ne rien haïr. Et je vous dois cela.
Rappelez-vous. Avec force, vous m'avez pris la main et mené vers ce que beaucoup nomment l'enfer et l'homme vivait là, pas plus mal qu'ailleurs. Vous saviez que je vivrais là mieux qu'ailleurs, car je ne pourrai plus m'y mentir.
Par Mary and Co - Publié dans : Amie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /2008 20:54
J'ai rendez-vous ici. À quelle heure, bordel ? Une heure juste, c'est sûr. Vous êtes comme ça. Vous ne vous trompez sur rien. Elle doit être parfaitement alignée sur un méridien.
Une heure entre le lever du jour et le zénith. Sous la onzième arche du Brooklyn. C'est votre choix. Parce que vous aimez prononcer cette phrase, sans doute. Et que personne ne nous cherchera ici.
Vous savez ce que sont les gages d'immortalité ? Par exemple, quand on marche au milieu de la chaussée et que rien ne nous arrive. Et bien, je cours vers vous en accumulant les preuves de mon immortalité.
undefined
 
Je vous dirai : Vous êtes si belle. La circulation au-dessus de nos têtes m'obligera à le hurler et vous soulèverez vos épaules et détournerez le regard. Protégées du cirque planétaire, les ombres ne nous atteindront plus. Nous ne saurons rien de l'heure qu'il est jusqu'à la nuit qui remet toujours les pendules à l'heure. 
Vous m'assurerez à plusieurs reprises que les derniers remparts de Manhattan n'ont plus de sentinelles, et que les fantômes du pont ne parlent pas anglais. Et d'ailleurs, qu'importe qu'on les ait murés, rajouterez-vous, ils nous observent tout de même. Il est possible aussi qu'ils ne nous envient pas.
Vous n'allez plus tarder. Les heures injustes me semblent moins nombreuses. Une enfance éternelle nous attend dans les gravats d'un immeuble qui est mort les rideaux aux fenêtres. Est-ce dans l'explosion que vous avez perdue une phalange à chaque auriculaire ? Ou est-ce qu'une part de vous est restée dans le rêve ? je vous poserai ce genre de questions quand la circulation s'atténuera.
Par Mary and Co - Publié dans : Lunch poem
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /2008 18:45

Aussi maussade qu’on peut l’être quand une eau gelée nous tombe sur le visage, j’avançais sur le Brooklyn Bridge. Derrière moi, Manhattan changeait rapidement d’apparence. Des formes lumineuses, que l’averse faisait se mouvoir, remplissaient maintenant les contours assombris des buildings et ce décor électrique rendait la ville faussement chaleureuse. Ça n’était pas encore l’heure où les destins basculent. Pas assez de lassitude. Une nuit encore grise, encore trop près du jour pour que l’on soit attiré par la lumière des caves ou le bruit de la rivière. 
undefined J’arrivais enfin sous la première tour du pont, où je m’abritais, tant bien que mal, des rafales de vent liquides. Puis, je posais ma main gantée de laine contre la pierre rêche et ma paume laissa une marque humide qui ne s’effaça pas. C’est alors qu’une autre marque vint la recouvrir, plus foncée, presque rouge. Une empreinte plus grande, au dessin précis.  Hâtivement, je la frôlais du bout de mes doigts découverts à présent, car elle ne tarderait pas à disparaître, comme toujours.

Par Mary and Co - Publié dans : Yesterday is here
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /2008 16:16

La nuit a été étrangement claire, malgré que la lune décroisse. Glaciale, en vérité. Mortelle pour certains, à n’en pas douter. La femme marche dans les allées du parc pour rejoindre l’Ange.  Elle a sa vie derrière elle. Le temps presse à en croire son pas rapide. Enfin, elle lui fait face. La grâce de son mouvement d’envol la saisit une fois de plus et sa tristesse envahit son âme, comme elle envahit, pour ne plus jamais la quitter, l’âme de tous ceux qui ont croisé son regard. 
Vivre, vivre et vivre encore ! lui demande-t-elle, le souffle coupé par sa marche vive.
Quel est ce vœu, s’étonne sa vie derrière elle ? Tu as déjà tant vécu…

La femme se tourne promptement et embrasse du regard toutes les minutes de son existence.  Longuement, elle s’attarde sur elles avec délice et horreur parfois.
Puis, elle se retourne vers l’Ange et de nouveau lui demande : Vivre, vivre et vivre encore ! undefined
Par Mary and Co - Publié dans : Yesterday is here
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /2007 18:19
J'ai longtemps confondu Herald Square et le square Greeley. Mais aujourd'hui, ça n'a plus d'importance, parce que je n'ai plus à m'inquiéter des lieux. Je vais de l'un à l'autre par jeu ou parce que ce damné de flic, celui avec la pompe gauche tâchée de peinture rouge, en a après ma bouteille et que je dois le fuir. Mais je ne le fuis pas vraiment, en vérité. Sa gueule d'ange vaut bien sept jours de manche pour un flacon de gin qu'il videra, à coup sûr, dans la grille du trottoir. Et assis sur une chaise à barreaux de bois vert de l'un des deux squares, le goulot dépassant d'un sac en kraft posé sur mes genoux, j'attends qu'il s'amène et qu'il le saisisse brusquement en m'insultant avec des injures de gosse de la banlieue.
Une nuit où, justement, je rêvais que quelque chose se passe, sa main s'était posée sur ma joue et il avait souri en m'offrant cette écharpe que j'avais vue à Gap le jour même. Je bénissais cette foutue obscurité, parce que mon maquillage avait trois jours et qu'à cause de mes engelures aux pieds, je n'avais pas pu aller me raser au dispensaire. C'est vrai qu'un léger crissement se fit entendre quand sa paume frôla ma peau. Bizarrement, je fermais les yeux pour ne pas l'écouter et cette réaction idiote et inutile me fit rire. Il serra fortement l'écharpe autour de mon cou, en couvrant mon rire par un rire plus fort. undefined
Par Mary and Co - Publié dans : People and locations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 22:25
 
Il était une fois un hiver bien étrange, où la neige ne tomba qu'une unique et seule fois. De fait, elle disparut bien vite des rues de Manhattan, devenant une boue noire chassée dans les fossés par les pneus des interminables Cadillac Escalade. Et toute la ville fut bientôt recouverte d'un voile qui teinta de grisaille ses innombrables quartiers, les songes de ses habitants et les surfaces lumineuses des patinoires du Rockefeller Center ou de Bryant Park.
Cependant, des flocons irisés de rose et de bleu pâle se posèrent sur le sol parfois rocailleux de Central Park. Et malgré la tiède et blafarde atmosphère qui régnait alentour, la neige persista jusqu'aux premiers jours du printemps et même, mit un soin particulier à son installation. Elle déploya de larges tapis sur les pelouses de Sheep Meadow ou de Great Lawn, s'éparpilla en paillettes dans les allées du Mall, s'amoncela dans le creux des sculptures pour en dégager les reliefs et s'insinua dans les veines des roches si parfaitement qu'on eut cru qu'un sang de givre circulait sous la pierre. Enfin, les rayons d'un soleil lointain vinrent se refléter sur la surface figée des pièces d'eau du parc. Jamais l'hiver ne fut mis en valeur d'aussi juste façon. 
C'est ainsi que Central Park conserva sa parure neigeuse jusqu'à la fin du troisième mois calendaire. Et pas un conteur ne saurait expliquer cela car tous sont humains et non (plus) de la nature. undefined
Par Mary and Co - Publié dans : Les contes de Manhattan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 25 décembre 2007 2 25 /12 /2007 22:29
undefined Nous traversons Manhattan qui est grise et pluvieuse la plupart du temps. Si froide que nos yeux en pleurent et vous portez des étranges bottes en suède que l'on porte ici, doublées de laine de mérinos.
Nous empruntons quelquefois de terrifiantes rues transversales où les sans-abri, recroquevillés sur des marches graisseuses, tendent leurs mains violacées inutilement, car qui emprunte les rues transversales ?
Un agent de la police du trafic a été posté près de Water Street pour répandre sa mélancolie jusqu'au Fulton Market.
Je découvre au Moma de la 66ième la fabuleuse toile de Kirchner, Rue à Dresde et je ne peux pas la quitter du regard. Pas plus que vous ne pouvez détacher le vôtre de L'orage de Munch. Sur le quai 17, nous mangeons des Dunkin' donuts de toutes les couleurs que vous partagez avec un pigeon de votre connaissance. Ensuite, vous photographiez un cadavre plastifié, ou quelque chose comme ça, qui se tient debout derrière une vitrine.
Moi et Mademoiselle Coco faisons la promesse de toujours commander un seul cheesecake pour deux.
Un autre jour, nous apprenons par cœur supercalifragilisticexpialidocious en traversant Times Square.
Les cloches des soldats de l'armée du Salut parviennent parfois jusqu'à nous, alors que les trompettes angéliques du Channel Garden sont recouvertes par une pluie de cents qui tombe tout près.
Un rendez-vous avec notre cher ami de la Bethesda Terrace. Nous marchons avec prudence le long du Mall, pour le rejoindre, car le sol en est gelé. Après nous être longuement entretenues avec lui, nous nous asseyons sur la pierre glacée d'un parapet, l'observant de dos, prendre son envol.
Le Brooklyn Bridge est, définitivement, le plus beau pont du monde.
Au New Yorker Hotel, nous pénétrons dans la salle de bal et quelque chose se passe. Aussi, un homme nous suit qui rebrousse chemin. 
Bientôt, trois lustres majestueux disparaîtront de la ville. Je me demande ce qu'ils vont devenir.
Ailleurs, vous capturez votre image en pied dans un étrange miroir. Au même endroit, le Rwanda est à l'envers et ça ne dérange personne.
Tous les chevaux de la police du 1e district sont dans la rue, sauf deux.
Les bicyclettes de la 37e deviennent des fantômes en même temps que leurs propriétaires et toutes les voitures de la mairie sont noires et mystérieuses.
À la Public Library, Kerouac frôle mon épaule. Il sent le tabac brun et une ordonnance pour des calmants dépasse de sa poche.
Vous donnez deux dollars à un homme entré au Starbucks pour se réchauffer, il nous prend dans ses bras lorsque nous partons. Je lui souhaite bonne chance en y croyant vraiment.
Et aussi, le père Noël de Macy's nous offre des crayons de couleur. Je sais que ça signifie quelque chose de bien.
Par Mary and Co - Publié dans : People and locations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /2007 15:16
prince-street-2.jpg  Les rêves montent dans les étages depuis que des trombes de terres dissimulent les tombes et la terre. Depuis plus longtemps sans doute. Mais personne ne se doutait que c'était à ce point une connerie de croire au songe américain en restant clean. Aussi, on regarde tous avec envie les bras percés du type qui va crever dans la ruelle refroidie par un vent d'hiver, surprenant en cette saison. Un automne en pire. Fall in english.
Une récréation touristique. Des tas de tocards n'ont jamais foutus les pieds dans le Bronx, sauf pour la messe négresse, parce que le bus blindé est compris dans le city pass-pass. Jamais foutus les pieds dans Central Park à la saison rousse. Irish in english.
Et pas loin (dans le temps) des fils de pute assermentés matraquent à tour de bras parce que la nuit, tous les noirs sont gris. Tous les flâneurs du parc des salopes de pédales qui comparent leurs braquemarts à la lampe torche. J'entends gueuler les mecs agenouillés et je bouche mes oreilles avec une page du New York Times humide. Du plomb dans la cervelle, c'est tout ce que ça me fait. Je ne dors pas quand même. Une insomnie chronique, tu la bousilles pas avec les nouvelles de la veille enfoncées dans le crâne. Je sais pas. J'ai pas envie de savoir comment ça va finir. Plus d'innocents dans le secteur depuis longtemps. Demain, je me boucherai pas les oreilles, pour faire un pas en avant, quelque chose de ma vie. À Gotham, c'est presque assez. Une avancée sociale.
Le fils de mon fils : Harlem c'est où ? Entre la 96e et the Heights, je réponds. Merde, je connais l'île comme ma poche, jamais entendu parler !
Dans des sacs en papier kraft remplis de substances pour passer la nuit, les rêves montent dans les étages, avant d'exploser sous la masse du caterpillar. En longeant le couloir éclairé par des ampoules pisseuses, je sens sous mes doigts les lézardes qui lui faciliteront la tâche.
Après, la mafia négociera les gravats.
À l'aube, les ailes des anges recouvrent les corps des putes égorgées. Combien de putes sans se froisser ?
 
Encore une fois, New York s'étend de là à là.   Pollock en a dessiné le plan. Vois ce que ça donne. Si rien d'autre que ça, casse-toi !
Par Mary and Co - Publié dans : Lunch poem
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /2007 20:49
cruise-web.jpg Il était une fois, mais cela dura toujours, une ombre dans la rue présente nuit et jour. Une ombre libérée du soleil et de ses succédanés électriques nocturnes. Libérée, si l'on veut, car jamais elle ne fut esclave de Phébus. Car ombre, elle n'était pas. Mais c'est bien ainsi que cet être de chair vous apparaîtra, dès lors que je vous aurai conté son histoire.
Le malheur de Muirgen Mac Rae fut que la peau claire de son visage si parfaitement dessiné, servit d'écrin aux yeux les plus précieux d'Irlande. Deux pupilles émeraudes qui devinrent, cela se disait, l'unique trésor que la terre de Paddy ne détint jamais. Las, sa beauté était si grande, qu'aucun homme de l'île ne disposa d'assez de richesse et d'orgueil pour la conquérir.
Pas un ne possédait de domaine à sa mesure, car tous se partageaient, sans querelle, les prés et les forêts.
Pas un ne possédait d'écrits à sa mesure, car tous se partageaient, sans querelle, les contes et les poèmes.
Pas un ne possédait de sentiments à sa mesure, car tous se partageaient, sans querelle, leur amour pour elle.
Finalement, tous gardèrent leur distance et l'unique visiteur de Muirgen Mac Rae devint le temps qui passait chaque jour bruyamment près de sa demeure.
C'est pour ne plus l'entendre qu'elle s'embarqua sur un navire de la Cunard Line en partance pour New York.
Mais dès que le bâtiment se fut éloigné de Queenstown, de menaçants nuages apparurent au-dessus de l'océan. De sombres nuages, illuminés par moments par des éclairs rougeoyants et silencieux qui les traversaient de part en part. Et malgré les ordres concis d'un capitaine expérimenté pour mener le bâtiment au large avant que ne se lève la tempête, pas une manœuvre ne parvint à le faire virer. Le navire longeait inlassablement la côte, comme s'il ne pouvait se résoudre à quitter l'Irlande. Et lorsque l'ordre fut de couper les machines, il poursuivit son errance côtière, dédaignant la mécanique.
L'officier se rendit à l'évidence, le paquebot de la Cunard était possédé. Et parce qu'on ne plaisantait pas avec la hiérarchie dans la marine anglaise, il abandonna la passerelle à l'être qui le hantait dorénavant, car son grade surpassait le sien. Puis, il se retira dans sa cabine où il se fit servir un whiskey pur malt. 
Quand le commandement fut entre les mains de l'hôte, le navire s'immobilisa, gîtant légèrement à bâbord. Et les heures menèrent cette partie du monde et tout ce qui la composait jusqu'à la nuit. Une nuit si noire qu'aucun homme ne pouvait s'y mouvoir. Une nuit si longue que plusieurs jours furent à jamais bannis des calendriers. Puis une aube se leva enfin, car le crépuscule ne saurait être éternel. Mais Muirgen Mac Rae n'en sut rien, car ses paupières étaient désormais scellées à jamais.
Et Lorsque le paquebot atteignit la baie d'Hudson, elle n'était déjà plus que l'ombre d'elle-même.
C'est ainsi que depuis lors, les habitants de Manhattan sentent parfois dans leur nuque le vent glacial de son désespoir.
Mais peut-on en vouloir à l'Esprit de l'Irlande d'avoir repris son trésor ?  
Par Mary and Co - Publié dans : Les contes de Manhattan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 20:34
Je soufflais mon haleine chaude dans mes mains qui finissaient tout de même par s'engourdir à cause de la condensation. Manhattan avait tendu, au-dessus de ma tête, un drap humide et froid, d'une blancheur presque aveuglante. Secoué par le vent nordique, il me cinglait violemment depuis de longues heures et je luttais pour ne pas geler. Au cas où j'échouerais, je regardais par-dessus mon épaule afin de me souvenir de quelque chose du passé. Ce mouvement n'était pas qu'une manie pour interpeller la mémoire, il ramenait bel et bien les êtres et les instants à moi, car hier n'était, depuis toujours, qu'à quelques blocks de là. Je n'avais guère traversé d'océans et si peu de ponts ou de tunnels.
Aujourd'hui, je ne distinguais rien à cause d'un contre-jour d'hiver qui compliquait les choses.  Il aurait suffi d'une meilleure saison pour que j'y parvienne. Mais il n'en restait que deux, brûlante ou glaciale. Identiques, à vrai dire.

New York, 1989.
Par Mary and Co
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés